STAR TEST

Images intra/extrafocles réalisées sur une lunette apochromatique haut de gamme.
Evaluer la qualité d'un instrument est à la porté de tous via la méthode du STAR TEST. Le
principe est simple : il suffit d'observer l'aspect des plages intra
et extrafocales de l'instrument Dans
ce qui suit, les aberrations sont quantifiées en nanomètre.
Afin de rendre le résultat plus parlant, |

| Remarque : les chiffres donnés ici correspondent aux écarts maximums constatés entre les photons les plus en "avance" du front d'onde et ceux qui sont le plus à la "traine". Autrement dit, des écarts crête à crête ; Pick to valley (PTV) en anglais. La litérature nous apprend que pour un défaut donné en PTV, les ecarts RMS à la surface du front d'onde sont 3.5 fois moindre (le RMS est l'écart quadratique moyen, une forme de statistique donnant une idée des écarts "moyens"). Un télescope à L/2 PTV devrait donc avoir -en théorie- des défauts de L/7 RMS. Mais, dans la pratique il est souvent constaté un écart plus important entre PTV et RMS. Dans les simulations présentées ici -réalisées avec le logiciel Aberrator-, PTV=5.2RMS. Cette valeur est assez représentative des ecarts constatés avec un interféromètre sur les instruments du commerce. Dans certains cas extrèmes il peut y avoir un facteur 10 entre PTV et RMS sur des données interféromètriques ! Autrement dit, aucune règle ne doit être prise au pied de la lettre. Le chiffre le plus parlant au final lorsque l'on teste un instrument est le Strehl Ratio. Pour mieux comprendre ces notions, consultez le site de Ciel et Espace. A titre indicatif, un Instrument à L/20 RMS ou mieux est souvent très bon. Entre L/20 et L/15 RMS le resultat est encore correcte en principe ; en revanche, en deça de L/10 en particulier sur un télescope (à cause de l'obstruction), la qualité des images n'est pas satisfaisante. |

Les défauts les plus fréquents, sont la coma, l'astigmatisme et les aberrations de sphéricité.

Défaut lié à un problème d'alignement des
optiques. Il convient alors de recollimater l'instrument.
Voir la page de Gérard
Therin ou celle de Thierry
Legault traitant du sujet.
Ce défaut est aussi très présent hors de l'axe optique
sur certaines formules optiques comme les Newton,
en particulier si le rapport F/D est faible.

Ce défaut peut être lié par exemple à une mauvaise parabolisation
du miroir primaire ou à une mauvaise
optimisation
de la distance entre
le
miroir primaire et le secondaire sur un cassegrain. Sur les miroirs
minces
de gros diamètre
il peut aussi s'agir d'une mauvaise répartition
des forces entre
les points internes
et externes
soutenants le miroir. Selon leur nombre (lié à la taille et l'épaisseur
du miroir) il se repartissent
sur une ou plusieurs couronnes concentriques.
Parfois sur les Cassegrain un défaut de mise en température au niveau du miroir
secondaire peut être confondu
avec une aberration de sphéricité. C'est notamment pour cette
raison qu'il est fondamental de bien mettre
l'instrument à température avant d'effectuer un test optique.

Défaut de non révolution, parfois lié à un mauvais
appairage des différents éléments optiques
sur les instruments catadioptriques type Schmidt Cassegrain. Parfois il peut
s'agir d'un
problème de contrainte sur l'objectif d'une lunette ou l'un des miroirs
d'un télescope.

Déformation en trois points généralement liée à un
défaut de soutien du miroir primaire dans
son barillet, ou encore un "pincement" de l'objectif dans une
lunette. Dans ce dernier cas il
suffit souvent de desserrer très légèrement la bague
de serrage du groupe de lentilles pour
supprimer le défaut. Parfois sur certains télescopes (souvent
les Newton), le miroir est
contraint
contre les 3 cales de
sécurité disposée à l'avant de celui-ci. Il suffit
alors de les desserrer.

Souvent lié à un creux ou une bosse circulaire sur le
miroir primaire.

Défaut de polissage très localisé
en bord d'optique, plus souvent constaté sur des miroirs
artisanaux que sur ceux du commerce. Si le défaut est important
la perte de contraste est
notable, il est préférable de placer une couronne autour
du miroir primaire afin de le
diaphragmer très légèrement.

L'obstruction n'est pas une aberration optique. Mais le fait d'avoir un miroir
secondaire sur un
télescope diminue le contraste. Ce défaut vient s'ajouter
aux aberrations optiques.
De ce fait un télescope est moins "tolérant" qu'une
lunette APO à un mauvais
reglage ou une aberration.
Dans la pratiqe, sur un télescope de gros diamètre (300mm
et plus) l'ennemis pricipal est surtout
la turbulence.
Quelques
recommandations -L'instrument
devra être collimaté avant d'effectuer le star test
afin de ne pas venir "polluer" -Une
d'étoile artificielle est à proscrire pour un star
test car la faible distance avec la cible engendre de -Idéalement
pour effectuer un tel test, il est recommandé de choisir un
nuit de faible turbulence -A
voir également la page : http://www.astrosurf.com/tests |
Les
défauts optiques ne sont pas les seuls susceptibles de dégrader
les observations.
Voici ci dessous un résumer synoptique des "ennemis" de
l'observateur.
Si
en
théorie
un instrument à L/2PTV et L/10RMS est capable de donner
des images exploitables,
dans la pratique viennent
s'ajouter d'autres facteurs
comme l'obstruction et la
turbulence, de ce
fait, le résultat in fine en sortie de tube
peut s'avérer décevant avec une telle optique.
.